Les autres ne sont jamais aussi intelligents ni si sots qu'on le pourrait penser.
On n'est jamais aussi intelligent qu'on le voudrait, mais toujours plus con qu'on craindrait de l'être.
Il croit être le seul à savoir ce qu'il sait et le seul à pouvoir s'intéresser à ce à quoi il s'intéresse: c'est quelqu'un dont il faudrait éviter la compagnie.
Il tient à (dé) montrer qu'il est intelligent et, bien entendu, il ne parvient qu'à fournir la preuve de son extrême médiocrité.
Les pauvres, en voulant faire croire qu'ils ne sont pas pauvres, ne font que s'appauvrir davantage.
Les riches peuvent se permettre de vivre comme des pauvres, mais pas les pauvres, comme tout le monde le sait.
Tuesday, January 19, 2016
Friday, January 15, 2016
Une page blanche, toute blanche, pourvu qu'elle soit le produit non immédiatement perceptible et jamais achevé de l'écriture, et qu'elle soit, le témoignage nonobstant de tout ce qui frapperait comme étant irréfutablement vrai, au fond longue de quelques kilomètres au moins, c'est le défi de lecture, bien plus fréquent qu'on ne le généralement, si puissante et tenace la portée du préjugé, suppose, que lance, du point d'auto-effacement où il se activement situe, l'écrivain, tout écrivain, à la foule avide des contemporains, nullement pour se d'eux moquer, encore que s'en puisse, de l'attention à la virginité toujours immaculée, quoique sans cesse souillée, de la page, dégager telle impression qui ne ferait honneur à personne, ni surtout à l'écrivain lui-même aucunement soucieux d'autre chose que de la disparition, cependant que subsiste le suspens vibratoire de la syllabe à peine éclose que le tremblement de la plume tout au plus évoquera, allusif et comme incertain, non de la trace elle-même, en son indéniable matérialité, fût-elle aux sens accessibles par le seul biais des errements auxquels ils exhortent, de l'écrit, mais de la seule visibilité, ou plutôt de la captation (de l'écrit en question, de ce qui invisiblement sur la page s'imprime) qui, tout illusoire qu'elle soit, en détournerait le propos au profit d'interminables ragots dont on finirait bien par conclure que s'y résume, la blancheur occultée de la page, la profondeur en son opacité même confondue du texte avec les superficialités, pourtant telles reconnues en leur lamentable vacuité, de maints sophismes rédigés en vue du commentaire définitif qui rendrait d'avance caduque toute nouvelle tentative d'en épuiser l'interminable et infinie polyphonie, sottes prétentions contre lesquelles se (naturellement?), non sans quelque spontanéité probablement, mais qui ne s'acquiert qu'au terme d'un long et infini travail qui ne rien garantit, cabre, se révolte celui à qui s'adresse le défi plus haut mentionné de lecture par les soins préparés de l'écrivain s'adressant à l'intelligence du lecteur, personnage fort rare il est vrai, en admettant même qu'il s'en trouve et en supposant qu'on le puisse identifier ici, là, au sein de la foule dont il se discrètement et sans y même songer distingue, dans le retrait de soi qui le signale si peu à l'attention et qui exerce un effet inverse à ce que l'on, pour peu qu'on s'y intéresse, dans un moment d'égarement par exemple, communément constate chez ceux-là seuls qui sont capables de repousser avec hauteur les ridicules suggestions des intérêts mesquins et de se détourner non sans quelque violence des passions médiocres dont se délecte la multitude convaincue de s'élever à des hauteurs inconnues alors qu'elle ne fait que se vautrer dans la fange, point rare cependant au point d'être tenu pour inexistant, étant donné que de temps à autre le soupçon se fait jour, non seulement chez quelques élus ou des visionnaires, mais chez tous les êtres sans exception---et il ne s'agit pas forcément que de ceux que l'on dit, méliorativement ou péjorativement, humains---de réalités, voire de vérités fort éloignées de ce que l'on a l'habitude de révérer, en l'occurence des préjugés et des fétiches, mais que l'on considère, avec un enthousiasme qui confine au délire, comme d'authentiques révélations dues à la munificence de Dieu lui-même, pour bien rapidement les à peu près totalement oublier avant d'en arriver à perdre jusqu'au souvenir de cet oubli, et ces réalités, ces vérités ne sauraient fasciner que ceux qui les savent inattingibles, ceux qui, sans être sûrs de savoir vraiment lire et écrire, n'ignorent que si tout va mal sur la terre des hommes, des humains, c'est en raison du défaut de lecture et d'écriture chez l'immense majorité d'entre eux, et peut-être bien plus encore, en raison de l'absence même de toute conscience dudit défaut, absence d'autant plus incompréhensible, si l'on est en mesure se pénétrer (l'est-on cependant?) de ce fait au fond simple et élémentaire, si simple et élémentaire qu'il échappe à presque tous, qui, quoique simple et élémentaire, est difficile à constamment tenir en ligne de compte, à savoir cette attention à lecture et à l'écriture qui, si elle pouvait au moins in-quiéter une minorité suffisante d'entre les humains, constituerait le prélude à la paix et à l'harmonie entre les êtres, quels qu'ils soient, et les choses, constituerait......, mais toute la question est là justement, dans la perspective lointaine d'un futur qui peut-être jamais n'advient et qui donc souligne d'autant mieux la nécessité de la lecture et de l'écriture, la nécessité de la page blanche.
Thursday, January 14, 2016
L'être humain n'aime pas la liberté, il n'y est aucunement attaché: la preuve, c'est qu'il n'en a jamais fini de s'inventer des chaînes.
Le fait que l'être humain n'ait pas de penchant pour la liberté indique suffisamment qu'il doit être dépassé.
Y a-t-il rien de plus sale que l'humanité de l'être humain?
L'homme pèche par cela même grâce à quoi il croit s'élever.
On cherche à lier les autres avec les obligations qu'on croit leur devoir.
Qui, passé l'enfance, voire avant, accepterait quelque aide, si ce n'est quelqu'un d'affreusemen t inférieur?
Le fait que l'être humain n'ait pas de penchant pour la liberté indique suffisamment qu'il doit être dépassé.
Y a-t-il rien de plus sale que l'humanité de l'être humain?
L'homme pèche par cela même grâce à quoi il croit s'élever.
On cherche à lier les autres avec les obligations qu'on croit leur devoir.
Qui, passé l'enfance, voire avant, accepterait quelque aide, si ce n'est quelqu'un d'affreusemen t inférieur?
Il accuse les autres d'être jaloux de lui et de le haïr, mais les autres ne l'admirent manifestement pas.
Il aimerait bien que les autres n'eussent que haine pour lui, car il les soupçonne de le mépriser.
Quelqu'un qui est noble et vertueux ne méprise même pas ceux qui le mépriseraient.
Un homme réellement intelligent doutera toujours de l'être, surtout si ce sont les autres qui affirment qu'il l'est.
Les gens médiocres ont la simplicité de croire qu'ils s'élèvent en faisant l'éloge des grands.
Il était puissant, mais comme il était également con, il se croyait également grand.
Il aimerait bien que les autres n'eussent que haine pour lui, car il les soupçonne de le mépriser.
Quelqu'un qui est noble et vertueux ne méprise même pas ceux qui le mépriseraient.
Un homme réellement intelligent doutera toujours de l'être, surtout si ce sont les autres qui affirment qu'il l'est.
Les gens médiocres ont la simplicité de croire qu'ils s'élèvent en faisant l'éloge des grands.
Il était puissant, mais comme il était également con, il se croyait également grand.
Wednesday, January 13, 2016
L'être humain en permanence promet, toujours promet sans même savoir qu'il promet, sans savoir non plus ce qu'il aura, sans le savoir, promis.
Ce n'est que quand il a complètement disparu qu'un être humain ne peut plus rien promettre, mais qui dira quand un être humain en vient à totalement disparaître?
Toute parole, tout geste, toute attitude, toute expression du visage, tout silence même, tout est toujours promesse de dire la vérité, mais c'est tout juste si tout n'est pas, du moins chez l'être humain, mensonge.
L'être humain est probablement le seul à pouvoir mentir, à parvenir à mentir, alors même qu'il a la ferme intention de dire la vérité.
Se tromper et, donc, tromper son prochain, est-ce encore mentir, même si c'est s'écarter, s'éloigner de la vérité?
Lêtre humain est peut-être bien un songe dont les mensonges disent la vérité à son sujet.
Ce n'est que quand il a complètement disparu qu'un être humain ne peut plus rien promettre, mais qui dira quand un être humain en vient à totalement disparaître?
Toute parole, tout geste, toute attitude, toute expression du visage, tout silence même, tout est toujours promesse de dire la vérité, mais c'est tout juste si tout n'est pas, du moins chez l'être humain, mensonge.
L'être humain est probablement le seul à pouvoir mentir, à parvenir à mentir, alors même qu'il a la ferme intention de dire la vérité.
Se tromper et, donc, tromper son prochain, est-ce encore mentir, même si c'est s'écarter, s'éloigner de la vérité?
Lêtre humain est peut-être bien un songe dont les mensonges disent la vérité à son sujet.
Tuesday, January 12, 2016
Pour justifier son comportement et ses actions, il invoque son travail, allude à son devoir (comme s'il savait ce que c'est); il n'y a pas à dire, c'est quelqu'un de désespérément insignifiant.
Son plaisir à soi sera toujours un motif suffisant aussi longtemps qu'il est réel et ne nuit à rien ni à personne; mais là il semble que ça commence à devenir plutôt compliqué.
Il ne fait, affirme-t-il, que ce qu'il a envie de faire; soit, mais le problème, c'est que ce qu'il a envie de faire, ce n'est jamais QUE ce qu'il a envie de faire. Bien évidemment, il n'en sait rien et est un homme, croit-il, parfaitement heureux.
Les devoirs qui nous sont imposés de l'extérieur n'en sont pas; certes tout devoir, toute obligation est toujours au moins partiellement dictée de l'extérieur, mais quand on l'accepte librement, bien plus que par sentiment de devoir ou d'obligation, il s'agit de tout à fait autre chose.
Il ne veut ni dominer, ni être dominé; il réclame simplement qu'on lui foute la paix, surtout qu'il ne demande rien à personne.C'est quelqu'un qui va au-devant de bien des problèmes.
Chez les êtres humains, le refus de donner est sévèrement condamné, mais pas autant que celui d'accepter de recevoir.
Son plaisir à soi sera toujours un motif suffisant aussi longtemps qu'il est réel et ne nuit à rien ni à personne; mais là il semble que ça commence à devenir plutôt compliqué.
Il ne fait, affirme-t-il, que ce qu'il a envie de faire; soit, mais le problème, c'est que ce qu'il a envie de faire, ce n'est jamais QUE ce qu'il a envie de faire. Bien évidemment, il n'en sait rien et est un homme, croit-il, parfaitement heureux.
Les devoirs qui nous sont imposés de l'extérieur n'en sont pas; certes tout devoir, toute obligation est toujours au moins partiellement dictée de l'extérieur, mais quand on l'accepte librement, bien plus que par sentiment de devoir ou d'obligation, il s'agit de tout à fait autre chose.
Il ne veut ni dominer, ni être dominé; il réclame simplement qu'on lui foute la paix, surtout qu'il ne demande rien à personne.C'est quelqu'un qui va au-devant de bien des problèmes.
Chez les êtres humains, le refus de donner est sévèrement condamné, mais pas autant que celui d'accepter de recevoir.
Monday, January 11, 2016
Que la vie soit une maladie ne saurait échapper à personne; après tout, elle mène bien à la mort.
Les maladies, bénignes ou graves, dont les êtres humains sont atteints, servent à leur faire oublier cette grande maladie qu'est la vie elle-même.
L'amour de la vie, en admettant que l'on sache ce que c'est, ne saurait signifier l'amour de n'importe quel type de vie. Et pourtant......
Faute de pouvoir agir, on bavarde, et faute de pouvoir bavarder--personne à qui causer--, on rêve: ce n'est ni beau ni (même) agréable.
Il est déjà bien grave de gâcher sa vie à soi soi-même, mais que dire de quelqu'un, de moi par exemple, qui se laisserait gâcher sa vie par les autres?
L'ennemi de la vie, ce n'est pas la mort, ni même la maladie, la souffrance, mais le gâchis qu'on en fait.
Les maladies, bénignes ou graves, dont les êtres humains sont atteints, servent à leur faire oublier cette grande maladie qu'est la vie elle-même.
L'amour de la vie, en admettant que l'on sache ce que c'est, ne saurait signifier l'amour de n'importe quel type de vie. Et pourtant......
Faute de pouvoir agir, on bavarde, et faute de pouvoir bavarder--personne à qui causer--, on rêve: ce n'est ni beau ni (même) agréable.
Il est déjà bien grave de gâcher sa vie à soi soi-même, mais que dire de quelqu'un, de moi par exemple, qui se laisserait gâcher sa vie par les autres?
L'ennemi de la vie, ce n'est pas la mort, ni même la maladie, la souffrance, mais le gâchis qu'on en fait.
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