Monday, December 31, 2012

Ce qui est incompréhensible, ce n'est pas que l'existence ne soit pas ce qu'elle devrait ou pourrait être, c'est qu'elle soit ce qu'elle n'a, quoi qu'on puisse dire ou penser, aucune raison d'être.

Ce n'est pas la vérité, ce n'est donc pas la justice, dont on est généralement épris, mais de cela seul qui peut satisfaire son ego à soi.

Se toujours rappeler face à quelqu'un qui se montre arrogant qu'il est sûrement au fond de lui-même convaincu de n'être qu'un microbe.

Les gens humbles et modestes peuvent parfois donner l'impression d'être arrogants, mais ce n'est que  de la colère, de l'indignation par réaction contre l'injustice.

Croire que seul ce pour quoi l'on se passionne est digne d'intérêt et apportera le bonheur, et de cela, le vouloir aux autres imposer, par générosité, quoi de plus courant que cela!

S'éloigner de toute personne qui se comporte comme si elle était  un être supérieur, car c'est sûrement quelqu'un d'inférieur, et il n'y a pas plus dangereux que les gens inférieurs.

Ce n'est pas seulement pour les autres que ceux qui sont malhonnêtes n'ont aucun respect, aucune considération, c'est d'abord pour eux-mêmes, mais comme en plus ils sont cons, ils n'en savent, bien entendu, rien.






Sunday, December 30, 2012

C'est souvent, en fait toujours, longtemps, bien longtemps après que l'on comprend, si jamais on y comprend quoi que ce soit , ce qui s'est passé et à quoi on a acticement participé, et c'est alors l'occasion de découvertes qui toujours de stupeur et de tristesse sont accompagnées.

Friday, December 28, 2012

Personne n'a jamais demandé à venir au monde, c'est peut-être pour cela que tout le monde, mais chacun à sa manière, et trop souvent sans le savoir, veut en sortir.

On admire---------à juste titre certes,-----------l'humilité des grands hommes, mais c'est oublier que sur ce plan-là, ils n'ont aucun mérite, car eux ont les moyens d'être humbles, ce qui est loin d'être lecas pour tous.
Un homme heureux, s'il en existe, c'est quelqu'un qui n'a pas le temps de craindre de n'être pas toujours heureux, même quand il n'ignorerait qu'il peut toujours, à n'importe quel moment, cesser d'être heureux.
Il avait tout, mais comme il lui manquait le reste, il fut extrêmement malheureux.


Un être intelligent n'éprouve aucun mal à comprendre que ce qui à ses yeux ne revêt aucune importance peut être considéré comme étant absolument crucial par d'autres; tout au plus s'en étonnera-t-il, mais il comprendra.

Thursday, December 27, 2012

La vie est si belle, peut être si belle, pourquoi faut qu'il y ait toujours des cons qui vous la gâchent?

Mais c'est nous qui sommes cons de permettre à des cons de nous gâcher la vie.

Et nous n'avons que nous-mêmes à en blâmer.

Tout c'la est vraiment con!

En tirer, si possible, les leçons qu'il faudra.



Les motivations les plus opposées peuvent produire des effets identiques, et c'est la raison pour laquelle on juge parfois  généreuses et nobles des actions qui, en fait, sont parfaitement basses, et inversement, c'est ce qui fait croire que l'on se trouve en présence d'un saint alors qu'on est confronté à un horrible criminel, et inversement,  mais qu'importe, dira-t-on non sans raison , l'auteur de telle action, fût-elle, de plus , cette action commandée par de mauvaises intentions, aussi longtemps qu'elle s'avère bénéfique!
Quand on confond l'action avec le coup d'éclat, on ne peut que reprocher à l'intellectuel, à l'artiste de ne pas agir.

L'intellectuel n'est pas forcément artiste,mais l'artiste, même quand il n'a rien d'un intellectuel, est toujours plus ou moins intellectuel.




Wednesday, December 26, 2012

L'amitié, ça n'existe pas, et c'est peut-être tant mieux au fond, étant donné que, si elle existait, elle signifierait bien plus de fardeaux, dont la plupart seraient seraient plus imaginaires que réels,pour chacun d'entre nous, comme s'il n'y en avait pas déjà assez.
On n'a jamais assez d'argent, dût-n n'avoir que des besoins et des désirs triviaux, mais c'est ce que les pauvres refusent de comprendre, d'où la pérennisation de leur condition.
Ils créent des problèmes, s'étonnent des complications qui en résultent, et en blâment les autres: ce sont des gens dangereux, et la plupart du temps, on ne rencontre qu'eux.

Tout le monde est épris de justice------------et il se rencontre tant de gens qui le disent et le croient, qui affirment être épris de justice que l'on finirait par souhaiter tomber sur quelqu'un qui déclarerait chérir l'injustice-----------mais tout le monde, ou, si l'on préfère, presque tout le monde n'est épris de justice que pour soi, éventuellement pour les siens aussi, mais surtout pour soi seul,; autrement dit, personne ou presque personne n'est épris de justice.


On ne peut admirer quelqu'un  que s'il est parfaitement irréprochable et cela ne devient vraiment possible que si, vil soi-même, on côtoie ou vit dans l'ombre de quelqu'un dont la vilenie est totale, et que par conséquent, on admire et rêve d'égaler.

L'admiration repose souvent sur un malentendu, et cela ne serait pas grave du tout, si, ayant pourtant pris connaissance du malentendu en question, on ne s'obstinait à le préserver.

On n'admire jamais vraiment une personne, tout au plus un personnage, mais en fait et le plus souvent, son oeuvr, et c'est peut-être mieux ainsi.

Ne plus admirer une oeuvre pour avoir découvert que derrière elle se cachait un individu méprisable et repoussant, il faudrait être terriblement sot et particulièrement méprisable soi-même pour être capable de cela.

Continuer à admirer quelqu'un, n'ignorant pourtant aucun de ses défauts et vices, sans les vouloir nier ou sublimer, c'est peut-être la forme authentique de l'admiration, à moins que ce ne soit une autre forme d'aveuglement.
Ils sont très nombreux à s'attendre à ce que ceux qu'ils admirent les admirent en retour, comme s'ils n'avaient que cela à faire.


Tuesday, December 25, 2012

Un être obtus, borné, ce n'est pas simplement quelqu'un qui n'a que des préjugés que, par ailleurs, il cherche à imposer aux autres, c'est surtout quelqu'un qui croit n'en entretenir aucun.

La fortune, le succès, le pouvoir,la gloire embellissent, quoique pas toujours, mais il est des gens qui, frappent comme étant beaux, même s'ils sont pauvres, obscurs, et laids, et ce sont véritablement des êtres supérieurs.




Monday, December 24, 2012

La pauvreté toujours au moins quelque peu sordide apparaît, nettement moins toutefois que la lésinerie des riches.

Le pauvre, s'il refuse de s'humilier, se montre grand, non pas malgré sa pauvreté, mais à cause d'elle, grâce à elle.

Il convient de se blâmer soi-même si l'on subit l'état de  pauvreté qui est le sien par sa propre faute, mais il se faut, bien plus,  mépriser, si l'on doit son état de pauvreté aux autres.
La vie est toujours plus belle et plus laide qu'on ne le croit, mais il faut être intelligent pour le savoir.
Quand il faut, pour réussir, être malhonnête, il vaut probablement mieux ne pas réussir..

Là oû ceux qui sont honnêtes passent pour des nigauds, les fripouilles sont considérées comme étant des lumières.






Sunday, December 23, 2012

Ce n'est pas uniquement parce qu'on désire s'élever que l'on parvient effectivement à s'élever, il faut encore, quelque crucial que soit ce désir, de la discipline, de la rigueur, le labeur de la pensée.


Saturday, December 22, 2012

Ce n'est pas uniquement parce qu'on désire s'élever que l'on parvient effectivement à s'élever, il faut encore, quelque crucial que soit ce désir, de la discipline, de la rigueur, le labeur de la pensée.


Friday, December 21, 2012

La modestie n'exclut point des ambitions élevées, mais on la confond souvent
 avec la petitesse d'esprit.

Quiconque n'entretient pas des ambitions élevées risque fort de se contenter d'aspirations bien médiocres.

Il est difficile, peut-être même impossible, de s'élever, si on n'est pas modeste, mais on ne le sait pas assez

La grandeur, la vraie, est toujours modeste, mais cela ne signifie point que la modestie atteigne toujours à la grandeur.

On croit souvent que la modestie est synonyme de soumission,et il s'agit là d'un triste malentendu.

Thursday, December 20, 2012

 Gaspiller ses heures! Il est bien possible qu'on ne fasse (tous?) que cela, mais heureusement pas de la même façon.

Il avait un comportement hautain, agressif et brutal, mais il faut le lui pardonner, car il était, sans le savoir peut-être, pleinement conscient de son infériorité.
Il y a deux catégories de gens qui sont particulièment allergiques à la malhonnêteté: ceux qui sont vraiment honnêtes, parce qu'ils sont honnêtes et qu'ils craignent toujours de s'écarter si peu que ce soit, fût-ce inconsciemment, de la voie de l'honnêteté qu'ils s'efforcent de tracer, et ceux qui sont extrêmement malhonnêtes , parce qu'ils sont malhonnêtes et qu'ils craignent en permanence d'être victimes de la malhonnêteté de ceux qui pourraient être au moins  aussi, sinon plus malhonnêtes qu'eux, et comme on ne peut que le reconnaître, et ceux-là et ceux-ci sont contre la malhonnêteté, ce qui ne veut pas dire qu'ils soient également honnêtes, bien qu'on se puisse  aisément uax apparences laisser avoir.

Wednesday, December 19, 2012

On ne lit vraiment que quand la lecture coïncide avec une écriture et avec une réécriture en même temps, sinon on croit seulement lire, on rumine, on consomme  du vent.
Un poète, c'est assurément une espèce d'exorciste, mais tout exorciste n'est pas, pour autant,  poète.

Quand quelqu'un invoque son droit à défendre et à promouvoir ses intérêts avant tout----------ce qui peut sembler parfaitement défendable surtout aux yeux de presque tout le monde-------------, on peut parier qu'il ne sait plus très bien------------si tant est qu'il 'ait jamais si,---------- de quoi il parle

Tuesday, December 18, 2012

Abuser de sa position, de sa force, en quelque circonstance que ce soit, il n'y a certainement rien de plus ignoble que cela, mais il y en a qui ne s'en privent, croyant bien faire parfois, et même s'en vantant systématiquement dans
Il existe des gens qui------------on peut penser aux hommes politiques, aux avocats, aux publicitaires, aux marchands, quoique pas forcément à tous politiques, avocats, etc.------------, pour avoir intériorisé au plus profond de ce qui leur tient d'être l'habitude du mensonge, ne savent même plus qu'ils mentent quand ils mentent, et qu'il puisse y avoir des gens qui ne sont pas du tout comme eux qui acceptent de les saluer, de leur parler est un fait inexplicable, quand bien même il serait facile à analyser et à comprendre.
Il est toujours facile, et surtout pratique , de blâmer les autres, de les tenir pour responsables de ses errements à soi, mais même là où la responsabilité de quelqu'un d'autre que soi est évidente, c'est encore et toujours soi-même qui s'est, qui se sera comporté comme un niais.


Quand on est, pour éviter des ennuis, disposé à transiger, à se soumettre, c'est qu' on a déjà atteint un niveau extrême de bassesse.

Que ne feraient certains pour toujours plus de fric, même quand ils n'ignorent en avoir bien plus qu'ils n'en pourraient dépenser? Et dire qu'on ne les méprise pas!

Etre roi et ne pouvoir soulager la misère du peuple, cela devrait inciter au suicide ou à l'exil, ou encore, plus simplement à l'abdication, mais il faut pour cela être vraiment roi.


Quand on est jeune, très jeune, on croit sans peine que tout est possible, mais on se bien vite, si on n'est pas trop bouché, rend compte------------point n'est besoin pour ce d'attendre d'avoir deux cents ans ou même trentes ans,-------------qu'il n'y a peut-être rien de valable dont on serait vraiment capable.

Si les médias s'attardaient moins sur les hommes politiques et les amuseurs,  peut-être que les gens les prendraient moins au sérieux.


Monday, December 17, 2012

Ils ont des comportements que les animaux sauvages, s'ils le pouvaient, condamneraient, et ils voudraient qu'on les traitât avec respect, parce uqe, disent-ils, ils sont des êtres humains, parce qu'ils savent sans doute ce qu'est un être humain.

Sunday, December 16, 2012

Quelqu'un, rencontré lors d'une soirée donnée à la fin d'un colloque traitant du thème de la corruption, m'affirme que la corruption est difficile à combattre dans les pays pauvres en raison justement de la pauvreté qui y sévit, mais quelqu'un, qui est fort aimable et gentil, ne semble pas comprendre que ce n'est pas la pauvreté, encore qu'elle ne soit pas toujours innocente, qui est mère de la corruption, et que c'est la corruption de quelques-uns qui est cause de l'indigence du plus grand nombre, partout.

Saturday, December 15, 2012

On------mais qui?------------s'étonne que les vieux, les moins jeunes, hommes et femmes, soient attirés par les jeunes, à croire qu'on voudrait qu'ils fussent séduits par des vieux comme eux.


On vilipende les politiciens, on méprise les amuseurs, mais on traite avec indulgence, et même avec respect, ceux qui leur attachent de l'importance et les glorifient; il doit y avoir là quelque mystère, à moins que tous les êtres humains, quels qu'ils soient, ne reêvent que d'être des hommes politiques ou/et des amuseurs.
Ce ne serait pas une mauvaise idée, pourraient dire certains,  que de condamner à mort les partisans de la peine capitale; après tout, ils sont pour; et s'ils devaient protester n'avoir rien fait pour mériter cela, on leur ferait réponse qu'il doit y avoir au moins quelques milliers de gens qu'on a exécutés alors qu'ils n'avaient strictement rien fait qui leur dût valoir ne fût-ce qu'une gentille réprimande et que, par conséquent, ils n'ont aucun motif d'objection.


On reconnaît le vraiment grand écrivain, l'artiste génial et sublime à ceci qu'après lui, on ne peut plus rien faire, il n'y a plus aucun sens à vouloir écrire ou peindre, ou même penser, mais peut-être bien plus encore à ceci qu'après lui, tout nouvel écrivain, toute personne désirant peindre ou faire de la musique, se voit dans l'obligation  de ne produire, à défaut  de chefs-d'oeuvre encore plus imposants, que des oeuvres qui soient au moins (presque) aussi bonnes, d'essayer éventuellement de faire mieux, comme Mozart a su le faire après Bach, comme Picasso qui ne s'est pas senti démuni pour avoir pâli devant Valesquez, à l'instar de Valéry aucunement réduit à de l'inaction pour avoir écouté et lu Mallarmé avec une véritable dévotion.
Il existe des gens qui croient très sérieusement, si sérieusement qu'on en éprouverait des craintes et qu'on eût préféré qu'ils fussent de mauvaise foi, que les atrocités d'aujourd'hui se justifient des crimes, bien réels il est vrai, commis hier, comme si l'horreur présente devenait moins horrible, se trouvait excusée d'avoir été précédée par telle infamie d'avant-hier, et qu'on n'eût pas le droit de dénoncer et de condamner telle abomination sans d'abord rappeler des monstruosités passées, voire toutes les monstruosités passées,  dont certaines, soit dit au passage, sont parfois exagérées, et l'on est, du coup, bien obligé de se demander s'ils ne sont pas tout simplement malhonnêtes, car on n'a, ma foi! pas idée d'être aussi bête que cela. Il faudrait donc fermer les yeux sur ce que l'on fait aujourd'hui parce que hier on, d'autres évidemment, a (peut-être) fait pire!
On pense que quelqu'un démontre qu'il est superbement intelligent quand il résout les problèmes les plus complexes, quand il se joue de ce qui ridiculise les efforts monstrueux des plus savants eux-mêmes, alors que, même si cela n'est certainement pas inexact, un être humain se révèle intelligent surtout par sa profondeur dans la compréhension des choses les plus simples.

Friday, December 14, 2012

La misère n'est pas que matérielle, et cela, on peut, même si on a fait Normal Sup' ou l'ENA le savoir, mais il semble que le fait d'avoir fait Normal Sup' ou Polytechnique, cela peut parfois, sinon souvent, empêcher de comprendre à quel point la misère matérielle empêche de vivre.

Le désir, l'envie,ou même le plaisir ne sont jamais à eux seuls des justifications suffisantes, à plus forte raison quand ils entraînent des conséquences fâcheuses et ruineuses, et pourtant il est des parents qui, loin de dissuader  leurs enfants  lorsque ces derniers s'engagent dans des voies qu'ils (les parents) ne sauraient ignorer dangereuses, les y encouragent presque, à croire qu'ils souhaitent le malheur de leurs enfants, ce qui, après tout, dans certaines cultures, certaines sociétés, n'est pas du tout impossibel, à moins qu'ils ne veuillent que leurs enfants rencontrent des problèmes et des difficultés, afin de leur venir en aide, de les avoir auprès d'eux, par amour, quoi! Mais si c'est bien ça l'amour, il ne doit pas être bien beau.

Thursday, December 13, 2012

Ce qu'on nomme l'extérieur existe bel et bien, sauf qu'il n'est pas qu'extérieur, comme n'importe quel imbécile lui-même peut le savoir, mais ce que  n'importe quel imbécile peut savoir-------------non qu'il le sache effectivement, non qu'il finisse par le savoir-------------, bien des gens qui imbéciles ne le sont pas sont incapables de savoir, et de cela on ne peut que conclure que ceux qui ne sont pas imbéciles, du moins certains d'entre eux, sont encore plus imbéciles que le dernier des imbéciles lui-même.




Il n'y a rien qui, vu de l'extérieur, ne puisse sembler terriblement simple et facile, ou horriblement difficile et compliqué, mais il n'en va souvent pas moins ainsi de l'intérieur aussi.

Qu'on puisse être savant et brillant tout en étant fort superficiel n'étonnera que ceux qui sont superficiels.

Vivement une éducation qui apprenne, essaie d'apprendre à être libre! Cela saurait-il cependant exister? Encore heureux que soient possibles certaines rencontres qui se peuvent salutaires révéler.


Wednesday, December 12, 2012

Ils croient que quand les gens ne protestent pas explicitement, c'est qu'ils sont d'accord, et ils passent pour fort intelligents.

Ses défauts à soi ne peuvent qu'être ceux de tout le monde, mais aucunement ses qualités; c'est ce que croient  la plupart des gens.

Tuesday, December 11, 2012

Il/elle l'aime, il/elle tient à elle/à lui, il/elle donc la/le veut à lui seul/ à elle seule, et c'est, a-t-on envie de demander, pour cela qu'il/ elle a tenu à faire de la vie de l'autre un enfer?
Etre cause du malheur d'un autre et n'en être troublé, n'en avoir même conscience, il doit y avoir des animaux que l'on dit sauvages qui n'en sont pas capables, mais soyons sûrs que de ce que ne sont cpables les animaux les plus féroces, les êtres humains, certains d'entre eux et, très certainement, la plupart d'entre eux, sont parfaitement capables.

Quand on déclare vouloir le bonheur d'un autre, quand on affirme ne vouloir vivre que pour lui ou pour elle, c'est très souvent, sinon tout le temps,à soi seul que l'on pense.


Pour vivre vraiment, pour vivre enfin, il faut s'éloigner des autres, peut-être de la vie elle-même, mais pas entièrement, et c'est à partir de là que commencent véritablement toutes nos difficultés.

On ne vit pas, on vit si peu,....à peine plus de quelques minutes pas jour, et encore! Sinon, le reste du temps, on essaie de survivre, on se débat, on se laisse vivre, on subit la vie, et cela est sordide et laid.
Qu'on puisse réapprendre à sourire et à parler après qu'un terrible malheur s'est abattu sur soi est une véritable énigme, à moins que ce ne soit justement pour vouer à l'oubli ce qui s'impose à la mémoire et que la mémoire ne saurait durablement affronter, qu'on s'efforce de sourire, de parler, de continuer à vivre (presque) comme si de rien n'était.


Il est souvent difficile de se défaire de l'idée que l'existence n'est qu'une plaisanterie sinistre et sordide imaginée par un dieu cruel et désoeuvré; souvent, pas tout le temps.
Parce que le droit doit être fort, faute de quoi il signe son propre arrêt de mort, d'aucuns ont conclu que la force, c'est le droit.

La force ne se justifie que si elle se confond avec le droit, est synonyme de vertu, mais quand la force, c'est le droit, on peut craindre que le droit ne soit alors plus que force.
Il est horriblement difficile de comprendre la misère quand on n'en a pas fait l'expérience, et peut-être bien plus encore quand on l'a vécue.

La misère d'autrui attire la pitié ou ne rencontre que de l'indifférence, autant de moyens de n'y rien comprendre, la sienne contraint à la dénégation et à la sublimation,, quand elle ne conduit à l'apitoiement sur soi, peut-être même à de l'exhibitionnisme, sinon à la jouissance dans le malheur, et on y comprend encore moins quoi que ce soit, mais restent les cas, si rares qu'on en vient à oublier qu'il y en a, où l'effort de saisir la misère dans toute son horreur est bien réel, la misère humaine qui n'est pas que physique ou matérielle, mais aussi intellectuelle, morale et spirituelle, et c'est probablement chez Sade que cet effort est bien plus propre à frapper par son intensité, laquelle est, si possible, encore plus impressionnante qu'elle ne l'est chez Bloy, et ce n'est pas peu dire.

Monday, December 10, 2012

Ils insultent, ils agressent,ils volent et pillent, ils violent et tuent, et même en masse parfois et souvent ouvertement, toujours, presque toujours impunément, inutile de dire qui ils sont, vu que tout le monde, c'est sûr, même si d'aucuns ne le veulent reconnaître, les connaît.
Les puissants se plaignent souvent, sinon régulièrement, de ne pouvoir rien faire, invoquent le fardeau des lois qu'il leur faut bien, semble-t-il, respecter, déplorent l'absence de liberté dont ils souffr(irai)ent, mais si les puissants sont si peu capables de quoi que ce soit, on n'ose se demander quel doit être le sort de ceux qui n'ont pas la chance, ou la malchance, d'être puissants.
Ce n'est pas parce que l'être humain est condamné à vivre en société, qu'il lui faut croire qu'il doit vivre avec la société.
Un être inférieur se conforme aux diktats de la Société; celui qui est faible se soumet à la Société, au Surmoi sous ses différentes manifestations; seul l'être supérieur vit au-dessus de la Société, car il a compris que ce n'est qu'ainsi que l'on peut vraiment s'y opposer

Sunday, December 9, 2012

Il ne faut jamais craindre de froisser autrui, il ne faut pas non plus s'en faire un devoir.

Accepter, sous prétexte qu'il ne faut déplaire aux autres, de souscrire aux inepties qu'ils débitent, n'ignorant qu'elles ne manqueront de nuire à soi et aux siens, c'est se montrer bien veule.

Celui qui excuse la bassesse des autres le fait dans la plupart des cas moins par indulgence et grandeur d'âme,  que parce que, y ayant reconnu la sienne propre,il tente , bien maladroitement, il est vrai, de se justifier, de se donner bonne conscience.


L'éloge de la prudence, quelque irréfutable qu'il soit, est dangereux, car qui se contente d'être prudent risque de ne jamais tenter d'atteindre à la sagesse.

Etre sage, c'est peut-être se bien comporter, mais c'est surtout se comporter autrement que les autres, non par volonté de se distinguer, mais par nécessité au plus profond de son être ressentie de continuer, l'ayant une première fois humé, de respirer l'air des hauteurs.


Il existe des pays où les honnêtes gens ont plus à craindre des policiers, des représentants, comme on dit, de la loi et des législateurs, que des bandits et des criminels eux-mêmes, et cela est moins infréquent qu'on ne le croirait.
Point ne sied d'être envers les menteurs, envers ceux dont on dit sans peine qu'ils mentent comme ils respirent,  trop sévère, car il ne faut exclure qu'à force de mentir ils aient fini par croire à leurs propres mensonges et que débitant des faussetés dont la nature ne leur était étrangère, ils soient convaincus de dire la vérité, étant allés la chercher au fond de son puits.

Saturday, December 8, 2012

Seuls les êtres inférieurs nourrissent des désirs identiques, mais il suffit à quelqu'un de supérieur de savoir ou de simplement soupçonner que ce qu'il souhaite le plus violemment n'est pas moins convoité par d'autres pour qu'incontinent, il s'en détourne dans la hâte et l'empressement, incrédule et honteux.
Ceux qui arguent que la pauvreté n'a aucune raison d'exister là où il y a de la richesse, n'ont pas l'air de comprendre que c'est parce qu'il y a de la pauvreté qu'il y a de la richesse, que l'on crée la richesse avec de la pauvreté.
Le sentiment de sa nullité, de son insignifiance personnelle, qui frappe probablement beaucoup plus ceux que l'on croirait non sans raison, quoique pas forcément sans se tromper, investis d'importantes fonctions, qu'il ne persécute ceux dont l'existence est vide, laide et triste à mourir, les gens obscurs que la vie semble avoir abandonnés, et qui doit visiter des multitudes, des populations (presque) entières, pas tout le monde cependant, pousse, ici et là, à tout moment, à proférer des horreurs, à commettre des actes de cruauté, rien que pour se donner la conviction d'être important.
X est un imbécile à peu près total, mais il ne le sait  et on ne peut que s'en réjouir, car s'il le savait, il n'y a, con comme il l'est, rien qu'il s'interdirait pour démontrer, ou simplement faire croire, qu'il n'est ce qu'iil est.
Celui qui rêve de s'enrichir au jeu sans même miser ressemble fort à celuui qui ambitionne de donner au monde une oeuvre sublime sans rien faire.

Thursday, December 6, 2012

Il y a bien des gens qui, n'eût-été le regard d'autrui, n'hésiteraient à étaler, s'en vantant même peut-être, leur noirceur, leur vulgarité, mais si c'est le seul regard d'autrui qui éloigne(de) la vulgarité, c'est qu'on ne laisse pas d'être désespérément vulgaire.


Wednesday, December 5, 2012

N'importe qui peut souhaiter ne point être vulgaire, mais ce souhait, ce désir, fussent-ils sincères et accompagnés d'efforts, d'actions pour échapper à la vulgarité, demeurent vides aussi longtemps qu'on n'est pas parvenu à éloigner de soi toute forme de vulgarité, et il s'agit d'une tâche à laquelle il n'est pas de fin.

Un être vulgaire, c'est quelqu'un pour qui toutes les fins et tous les moyens sont bons aussi longtemps que ss intérêts personnels sont satisfaits.
Qu'est-ce que la vulgarité, si ce n'est l'inintelligence de l'âme?





Sunday, December 2, 2012

L'être humain est cet animal capable de se consoler de tout, y compris de qu'il y a de pire, de plus laid, de plus honteux dont il serait lui-même responsable, et c'est  vraiment désespérant, mais, il faut en même temps reconnaître s'il ne jouissait de cette faculté, il y a peut-être longtemps qu'il n'y aurait plus du tout d'être humain sur la terre, et tout le monde, de s'en réjouir, tout le monde ou presque, car il en est qui ne voient là aucun motif de joie.

Saturday, December 1, 2012

Quelqu'un me demande si on peut, à vingt ans, être assez mûr pour être père: question naïve mais qu'on ne peut ne pas se poser, qu'il faut bien que l'on (se) pose, non pour y répondre, vu que la réponse, on la connaît: on n'est jamais assez mûr, on ne peut jamais être assez mûr pour être père, vu que ce n'est peut-être même pas une question, mais parce qu'elle en suppose d'autres par les quelles on n'est pas le plus souvent effleuré et qu'on devrait pourtant passer sa vie à méditer: qu'est-ce que je fais là? que dois-je faire? que puiis-je savoir?, et bien d'autres encore.
L'autre, quel qu'il soit--------être, comme on dit, humain, animal, plante, chose-----------, n'est autre que s'il est et demeure autre, ce qui n'est possible que si on fait tout ce qui est possible, et même l'impossible, pour que ne soit souillée son altérité radicale qui, pour n'être pas, pour n'être jamais entièrement radicale-------------sauf peut-être dans certains cas vraiment exceptionnels--------------, n'en est pas moins radicale, et cela n'est possible que si l'on sait lire bien évidemment, ou du moins si l'on veut bien essayer d'apprendre à lire, mais il ne semble guère que l'on, en général, s'avise, même si tout cela  peut sembler pure tautologie et , sans doute, l'est depuis toujours.
Il n'y a de grandeur et de noblesse que dans la justice, et il n'y a de justice que dans ce mouvement vers le non-moi qui cependant s'interdit de s'en approcher complètement.
Si même une bonne éducation, en admettant que cela puisse exister, ne saurait protéger contre des réflexes, contre des impulsions qui salissent, on voudrait bien, si possible, ne pas savoir ce à quoi conduit une mauvaise éducation.

Le fait qu'une bonne éducation soit impossible ne signifie nullement que l'on n'ait d'autre choix que celui d'une mauvaise éducation; à défaut d'une bonne éducation, il y a encore l'alternative d'une éducation qui s'efforce de n'être pas tout à fait vile.