Sunday, November 27, 2011

La naissance et la mort d'un être humain, quoique toujours uniques,sont en même temps des occurences si courantes, si régulières, si banales même,qu'on ne sait trop si c'est un trait de grandeur ou une marque de dégénérescence d'y accorder de l'importance.

Bien plus importante que la naissance et la mort , toujours dramatiques et spectaculaires pourtant, il y a l'existence même ,mais nous n'avons guère de temps pour l'existence, car seuls nous intéressent ce qui la rend possible, ce qui la menace et ce qui l'interrompt,et cela suffirait amplement à démontrer que nous ne sommes que de pâles dégénérés.

On est toujours,à tout âge, plus jeune,au sens d'immature, et plus vieux,au sens de gâteux,qu'on ne le pourrait penser,mais de le savoir et de le concrètement à chaque instant comprendre peut s'avérer précieux.

Il y en a abusent de leur âge comme d'autres de leur force et, on a beau y être peu attentif, les premiers mentionnés sont peut-être encore plus méprisables.

Friday, November 25, 2011

Il y a sans doute quelque sagesse ( au sens courant de ce terme ) à modérer ses désirs ,ses ambitions,ce n'est point pourtant là vertu.

On tempère et limite ses ambitions bien plus par paresse ,ou encore par peur de l'insuccès , que par modestie.

Beaucoup feignent d'avoir compris que tout désir est vain, toute ambition stérile,mais seule une infime minorité le comprend réellement ,cela.

Thursday, November 24, 2011

Bien des gens croient pouvoir nier la médiocrité de leur condition en la sublimant ,en s'inventant une existence dorée qui n'a de réalité que dans leurs fantasmes,mais tôt ou tard il leur faut bien,à moins qu'ils n'aient la chance---------ou la malchance------de mourir avant, reconnaître qu'ils se trompaient et qu'ils n'ont fait que passer à côté de la vie.

Il est fort possible que nous ne fassions tous que passer à côté de la vie;toute la question est de savoir comment nous passons à côté de la vie.
Qu'est-ce que le monde ? Qu'est-ce que la vie ? Qu'est-ce qu'on fout là ?Ces questions n'en sont peut-être pas ,mais il ne faut pas moins essayer de les poser.
Faire de chaque seconde de sa vie un moment profondément intense tout en respectant,en se faisant un devoir de respecter ,mais sans accommodement aucun de sa part, l'altérité du non-soi,c'est peut-être la forme ultime de la philosophie.

La philosophie en tant que savoir, en tant que science même,quelque rigoureuse qu'elle parvienne à être,ne saurait constituer une fin en soi ,mais le savoir et la science ne peuvent pas ne pas être des moments absolument indispensables de l'aventure philosophique,et cela qui est d'une évidence indéniable a l'air de trop souvent échapper même à ceux qui se piquent de philosopher, certains n'hésitant à déclarer que la philosophie peut très bien se passer du savoir, tandis que d'autres sont d'avis que le savoir et la science constituent bel et bien la philosophie dans son expression la mieux réussie.

Wednesday, November 23, 2011

Faire de chaque seconde de sa vie un moment profondément intense tout en respectant,en se faisant un devoir de respecter ,mais sans accommodement aucun de sa part, l'altérité du non-soi,c'est peut-être la forme ultime de la philosophie.

La philosophie en tant que savoir, en tant que science même,quelque rigoureuse qu'elle parvienne à être,ne saurait constituer une fin en soi ,mais le savoir et la science ne peuvent pas ne pas être des moments absolument indispensables de l'aventure philosophique,et cela qui est d'une évidence indéniable a l'air de trop souvent échapper même à ceux qui se piquent de philosopher, certains n'hésitant à déclarer que la
Vouloir partager ,comme on dit, les soucis,les malheurs d'autrui part peut-être,rien n'étant moins sûr, d'un bon naturel , mais témoigne d'une indiscrétion telle, d'une intrusion qui véritablement relève de l'agression,que c'en est obscène.

On blâme avec, semble-t-il, raison l'indifférence quant à autrui, c'est ne pas voir qu'une sympathie immodérée est peut-être bien plus intolérable encore qu'une indifférence que rien ne semble pourtant pouvoir excuser.

Le souci exprimé pour les maux et les malheurs d'autrui n'est , trop souvent ,qu'une tentative dérisoire et inconsciente d'oublier ses malheurs à soi, comme si de se passionner pour ceux des autres entraînait la disparition des siens.