Saturday, June 7, 2025

Tout le monde, affirmait avec une fort insolente autorité quelqu'un qui se prenait pour un génie et était convaincu d'être mondialement connu,était complexé, sauf lui. Bien entendu; mais au lieu de se récrier, on l'approuva tout en le félicitant et on le félicitait encore quand une vois anonyme s'cria:"Bien sûr qu'il n'est pas complexé, puisque est fou!"

Saturday, April 5, 2025

Il faut apprendre à vivre au loin, sur les hauteurs, même au milieu de la foule. Il vaut mieux vivre seul que de fréquenter des sots On ne se passionne pour la justice que si l'injustice dont souffrent les autres est pour soi un objet de scandale. La vie sociale est une nécessité qui n'en est pas une; pas la vie à soi. Les grands peintres montrent ce que personne n'a jamais vu, mais que seuls certains sont en mesure de voir. Personne n'a autant que Picasso montré, avec Las Meninas,montré que la peinture consiste en une triple opération de lecture, de réécriture et d'écriture en même tempq.

Monday, January 6, 2025

Ce que j'ai écrit hier, pas grand-chose, demeure, du moins pour l'heure, introuvable. Mais c'est peut-être parce que j'ai, inconsciemment, désiré qu'il en fût ainsi, convaincu au fond, mais sans me l'avouer à moi-même, que ce que j'avais écrit ne valait rien. Si de nombreux grands écrivains ont étés tentés par ce geste, tous ceux qui ont été obsédés par cette tentation sont loin d'être de grands écrivains, eussent-ils connu, de leur vivant, de retentissants succès. Par contre, il s'en rencontre qui, trop bouchés pour prendre connaissance de leur obtusion, conservent précieusement chaque page qu'ils ont pondue, comme si elle était promise à demeurer inoubliable pour toujours. Qui, jeune, n'a pas admiré et adoré des écrivains dont ilallait plus tard découvrir que ce n'étaient que de vulgaires journalistes. Hemingway, que j'ai pendant longtemps admiré, n'était au fond, son Nobel nonobstant, que le journaliste qu'il avait, depuis ses commencements, été. Laclos, qui ne se piquait pas d'être écrivain, n'a eu à écrire qu'un livre comme pour s'amuser pour conquérir l'immortalité. La musique de Wagner est faite de beaucoup de bruit, et d'aucuns en ont conclu qu'elle n'était faite que de cela, de bruit. C'est toujours très longtemps après que l'on comprend que l'on s'est comporté non seulement comme un nigaud, mais même comme un salaud, voire comme un criminel. Cependant, ce moment-là, le moment où l'on prend enfin conscience de ce que l'on a été, ne vient jamais pour beaucoup. Ils ne savent qu'ils laissent en héritage à leurs enfants le devoir de découvrir leurs turpitudes. C'est presque toujours au soir de sa vie que l'on se rend compte que l'on croyait seulement aimer ce que l'on a passé sa vie à faire. Ce n'est pas pour autant que l'on choisit toujours de se racheter, il y en a qui préfèrent persister dans la voie de l'erreur et de la cécité. Les artistes, les vrais, ceux qui oeuvrent pour que soit audible le chant silencieux de monde, sont toujours insatisfaits, plus ou moins mécontents d'eux-mêmes. Mais pas lesjournalistes ou les politiciens. Bien évidemment!

Sunday, January 5, 2025

Je reprends ce blog après une longue absence, mais ce n'est pas malgré qu'on ne me lise pas, c'est parce qu'on ne me lit pas. Il y a bien des gens dont je serais fâché d'apprendre qu'ils me lisent. Celui qui sait lire sait également que lire égale réécrire et écrire. Seuls les nigauds sont convaincus de savoir lire et les nigauds on les peut partout rencontrer; on les reconnaît à ceci qu'au lieu de lire, ils ne font que roter et péter. J'aime bien qu'on achète mes livres, parce que ceux qui ont dû mettre la main au portefeuille pour se procurer mes ouvrages ne peuvent pas ne pas me lire. Parmi tous ceux qui publient, ils sont fort nombreux qui croient seulement écrire, mais le plus étonnant, c'est qu'il y en ait d'autres qui croient, eux aussi, qu'ils écrivent.

Friday, May 17, 2024

Après avoir critiqué le capitalisme pendant des décennies, ils le pratiquent eux-mêmes en arguant de leur droit d'être des capitalistes eux aussi. Cependant, ils ne comprennent pas encore qu'être capitaliste pour eux, c'est servir les capitalistes, être leurs valets.

Wednesday, June 1, 2022

Ce qui menace le plus la démocratie ( au sens courant et mélioratif de ce terme), ce n'est ni la dictature, ni l'aurocratie, mais le semblant de démocratie, qui en est comme le prélude. Ceux qui se croient libres, uniquement parce que leurs voisins vivent enfermés, font penser à ces ignorants qui se prennent pour des génies parce que les gens qu'il fréquentent n'en savent pas autant qu'eux. Quand on ne peut distinguer un flic d'un dangereux assassin qu'en ceci que le flic en question est infiniment plus dangereux que l'assassin, il faut croire qu'on serait, alors en droit, affirment d'aucuns, d'exécuter le flic en questioN. Craignant pour sa sécurité,ai-je lu je ne sais plus où, il est tout heureux de voir s'amener un policier, mais il ne sait pas que c'est un flic, autrement dit un voyou, un asssassin, comme tous les flics d'ailleurs. Non, tous les policiers ne sont pas, m'assurait quelqu'un, des flics, mais uniquement à l'étranger. Comment expliquer à un sot qu'un roi est là pour servir, tant et si bien que l'on en devrait pouvoir conclure que gouverner, c'est servir? C'est,en vérité, peine perdue; on aurait plus de chance avec un mort.

Tuesday, May 31, 2022

Toute vie, toute vie humaine du moins, n'est rien d'autre qu'une succession de faits divers et de malentendus, une litanie de sottises pour lesquels la plupart des hommes seraient prêts à tuer et même à se tuer. Rien n'a de l'importance, même ce qui est réellement important. Comment ose - t - on dire de quelqu'un qu'il est mort, alors qu'il n'a, depuis qu'il est sorti de l'enfance, jamais vécu. Incapable de rien prendre au sérieux, il a fini par se prendre lui-même au sérieux, ce qui est vraiment sot, mais pas plus sot que de prendre au sérieux les banalités dont tout le monde se gargarise pour les oublier dans l'heure qui suit. Il n'est pas impossible que tout ce qui est nécessaire soit en même temps inutile. Propos d'Heliolithos de Rhodes: "Quand j'étais petit, presque tout le monde me traitait d'imbécile, mais maintenant que je ne suis plus tout petit, c'est moi qui suis tenté de trouver que les imbéciles, ce serait surtout les autres."

Wednesday, January 12, 2022

Tout va mal, très mal pour tous, pour les riches qui ne sont jamais assez riches aussi bien que pour les pauvres qui sont toujours trop pauvres, pour les privilégiés qui trouvent qu'ils ne sont jamais suffisamment gâtés, non moins que pour les défavorisés qui ont fini par croire qu'ils n'ont d'autre choix que celui d'accepter leur sort, et il s'en trouve qui tiennent que tout va à merveille; ils auraient au moins pu ajouter qu'ils ne parlaient que d'eux. Le monde n'est pas ce qu'il devrait être,il est même pire que ce qu'il ne devrait pas être, et il y en a qui croient que c'est la volonté de Dieu. Ils réclament qu'on les laisse libres de, comme ils disent, faire leur travail, lequel apparemment consiste à voler, violer, torturer, tuer, et c'est payé des fonds publics. Il y a pire que la démocratie, qui, en fait, n'est que kakistocratie: c'est la flicocratie. Ils se nourrissent du labeur et de l'exploitation des autres; ah! les minus! Excellence - c'est l'expression que la plupart des gens, pourvu qu'ils ne soient point vertueux, utilisent, on ne sait trop pourquoi, pour s'adresser à vous, mais, même parmi eux, il y en a beaucoup qui font seulement semblant -, vous êtes tellement con que vous croyez que l'on vous respecte et admire. Soyez assuré que ceux qui sont intelligents et vertueux n'ont même pas le temps de vous mépriser.

Sunday, December 26, 2021

L'être humain est assurément un être inférieur et on le peut, entre autres, reconnaître à ce besoin éprouvé par certains d'entre les humains de s'éléver et dont ils ne subiraient la morsure, s'ils n'avaient conscience de leur infériorité. Cependant, la grande majorité des humains, dont il faut bien admettre qu'ils ont été réduits à n'être que des bêtes de somme ou de cirque, à n'être que des esclaves, sans doute parce que non moins consciente de son infériorité, refuse avec un acharnement démésuré toute idée de ladite infériorité, tant pour nier l'état qui est le sien que pour ne pas s'en avouer honteux. Ce n'est ni par passéisme ni par nostalgisme que l'on vénère les oeuvres du passé, mais c'est parce que les grandes oeuvres sont, de nos jours, devenues presque impossibles, et il n'y a à cela rien de bien étonnant: presque tout au niveau de la structuration de la vie collective fait obstacle à ce qui permettrait à l'être humain de se libérer de son humanité. Ceux qui revendiquent le droit de s'exprimer ne savent rien à propos de l'expression, sinon ils ne revendiqueraient pas un tel droit, d'autant plus que l'expression, qui ne renvoie qu'à des actions et réactions organiques, surtout individuelles, mais également, et faussement, collectives, est de l'ordre du privé: de l'ignorer, bien des ânes réclament le droit de se soulager en public. Je me trompe assurément, mais, sans ignorer que la consommation des repas est toujours un peu partout un acte collectif, j'incline à penser qu'on ne peut bien manger ou boire ou lire ou écrire que dans un certain état de solitude. Les institutions, qui constituent des durcissements des formes institutionnes indispensables au bon déroulement de la vie collective, en vérité n'existent que dans la mesure où elles fonctionnent; alors pourquoi, se pourrait - on demander, ne recruter que des ignares et des imbéciles pour faire fonctionner les institutions? Le plus souvent, les institutions ressemblent à des salles de classe au sein desquelles les maîtres, presque toujours des débiles mentaux, disposent d'une autorité scandaleuse.

Tuesday, October 5, 2021

Le crime suprême dont est capable l'être humain n'est autre que celui qui consiste à porter atteinte à tout autre, à l'altérité de qui que ce soit et, même, de quoi que ce soit. Pour les Romains, l'atteinte la plus horrible était celle dirigée contre la patrie, la patrie étant le sol qu'il importe de défendre, de protéger et de glorifier sur tous les plans, sans doute parce que ce sol-là est perçu surtout comme étant un sol nourricier, voire tutélaire à l'instar d'un dieu.Pourquoi pas? Il ne semble pas qu'on sache très bien ce qu'est la patrie de nos jours, surtout que, depuis la fin de l'Antiquité, la patrie a connu comme une éclipse au profit de diverses formes de monarchie, et il aura fallu les guerres entre nations, les guerres internationales du 18ème siècle surtout, pour que renaisse la notion de patrie, pour qu'en fait naisse la nation de patriotisme et le patriotisme, porté sur les épaules de patriotes a connu des moments fort glorieux, encore que jamais tout à fait stables, et ce pour une raison toute simple: on ne sait pas très bien alors ce qu'est une nation. Durant les guerres du 19ème siècle entre Anglais et Français en Inde, par exemple, il y avait des Anglais dans les rangs français et des Français chez les Anglais, alors qu'il y avait des 'Indiens' qui combattaient pour les Anglais, tandis que d'autres soutenaient les forces françaises. A notre époque, le patriotisme, c'est pour l'esssentiel un slogan et cela n'a plus rien à voir avec la patrie, ni même avec le régime en place. Le patriote se reconnaît maintenant à l'acharnement qu'il met à défendre et même à louer les crimes des dirigeants. En définitive, un patriote, ce n'est plus qu'une espèce de mercenaire servile et éhonté.

Friday, October 1, 2021

Le plaisir bien réel que quelqu'un prend effectivement à se faire humilier ne saurait jamais justifier qu'on en prît prétexte pour l'humilier. On humilie ou cherche à humilier les autres pour (faire) oublier sa propre bassesse, et, comme on n'est jamais ignoble sans être un parfait nigaud, on croit même y parvenir. Il est plutôt rare que, ayant compris n'avoir pas fait ce qu'il eût fallu qu'on fît, l'on s'empresse d'y remédier: il faut, pour cela, une peu commune noblesse. Il n'ya rien qui, dans toute vie, soit aussi important ou aussi banal qu'on le pourrait penser, mais les êtres humains ont la passion de l'exagération. Se rend - on jamais compte de tous les malheurs dont on est responsable? En apparence, non, mais seulement en apparence. On s'intéresse aux autres parce qu'on ne se trouve pas intéressant soi - même et qu'on s'ennuie en sa seule compagnie.

Thursday, September 30, 2021

La dignité n'a pas de prix - je soupçonne ceux qui demandent à savoir ce qu'est la dignité de ne savoir que trop en quoi elle consiste et surtout de se s'en savoir dépourvus, sinon incapables -, l'humiliation, par contre, a un prix et il est immense, mais si immense soit - il, ce prix, ils sont très nombreux à pouvoir s'offrir ce luxe. Qui s'est vu contraint de vivre dans la honte, doit au moins s'efforcer de mourir dans la dignité. On le croit fier de ses ignominies, mais il s'évertue, en fait, ne pouvant se les dissimuler à lui -même, à les cacher aux autres, tout en sachant n'y pouvoir réussir, et c'est tant mieux pour lui, entendez que c'est bien fait ppour sa gueule. Il ose offfrir aux siens les biens qu'il a accumulés le long d'une existence passée impunément dans le crime et la honte, il faut souhaiter que ses enfants sachent qui il est ou était et en viennent à le mepriser. Ils élèvent leurs enfants dans la peur et veulent qu'ils se comportent plus tard comme des héros, et, bizarrement, il arrive que certains de ses enfants que l'on a fait vivre dans la crainte et la soumission deviennent effectivement des héros, mais ce n'est, en tout cas, point parce qu'ils ont grandi dans l'horreur. Il prétend défendre ce qu'il n'a pas honte d'appeler "les intérêts de son client, de ses clients", alors qu'il s'acharne à exonérer de tout blâme des salopards, des criminels, non sans, en même temps, traiter leurs victimes avec une désinvolture confinant à du mépris: devinez de qui je veux parler. Tous les avocats ne sont pas malhonnêtes, ni tous les enseignants ignorants, mais beaucoup trop d'entre eux sont respectivement malhonnêtes et ignorants, et ceux d'entre les avocats qui sont honnêtes et d'entre les enseignants qui sont savants ne sauraient se sentir visés quand on évoque la malhonnêteté (proverbiale) des avocats et l'ignorance ( non moins proverbiale) des enseignants.
Quand les gens auront compris qu'il vaut mieux ne pas travailler si leur travail ne leur rapporte presque rien cependant qu'il sert à enrichir des criminels, ils songeront alors à se mettre en capacité de non - travail pendant de très longs mois, tout en se livrant à des travaux personnels, et on verra bien ce qui se passera. A ceux qui proclament que quelque chose vaut mieux que rien, il sera répondu qu'il faut bien plus que quelque chose quand quelque chose ne vaut rien. On encourage les autres à se contenter de peu en louant les mérites d'une telle attitude, mais c'est pour mieux les exploiter et les opprimer. Toute forme d'autorité est haïssable et honteuse, même quand elle se peut justifier, car si seule une âme cruelle - cruelle et inférieure- rêve d'exercer quelque autorité, c'est une âme fort basse qui accepte de se soumettre à quoi que, à qui que ce soit. Parce qu'ils veulent tout avoir rien que pour eux seuls, ils ont la simplicité que les autres ne sont guère différents d'eux, alors qu'il n'en est rien, surtout qu'eux - mêmes se veulent supérieurs: ce sont les pourritures de l'Humanité. Ce qui est juste n'est juste que si c'est juste pour tous et pour toujours, et non parce qu'un dégénéré aura décidé que c'est juste.

 Plus d'un ministre de l'Economie  n'est guère différent d'un dirigeant ddu secteur corporatif, à ceci près que si le directeur d'une multinationale n'accumule pas des succès au quotidien, il se fait mettre à la porte, perspective que ne craint le ministre sauf quand, comme c'est régulièrement le cas en politique, il ferait un bouc émissaire bien commode;

A considérer le comportement de bien des ministres de l'Economie, on ne peut que s'étonner de constater que l'on tient à tout prix à nommer un économiste à ce poste, alors qu'il suffirait d'un comptable, voire d'un simple boutiquier. 

Ceux qui s'en prennent à un ministre - nous parlons toujours de l'économie -, parce qu'il aurait pris des décisions néfastes pour toute un population non moins que pour un régime, ne savent pas qu'il n'est qu'un exécutant.

Qui, même le plus médiocre étudiant de première année en Sciences économiques, ne comprendrait que c'est en mettant les biens et les services à la portée du plus grand nombre, de, si possible, tout le monde - du moins dans un espace ( expression for complexe ici employée en son sens le plus familier, le plus minimaliste, sinon le plus insignifiant) - , en, par exemple, veillant à ce que les profits ne soient jamais exorbitants et que les salaires et les revenus ne soient jamais ridicules au point de ne suffire qu'à la survie de presque tout le monde, que l'on pourrait atteindre à un 'tat de relatif équilibresu le plan social? Mais il semblerait bien que ce dont serait capable le plus minable vendeur de rue demeure inaccessible à plus d'un ministre.

Le travail n'est la source de richesses que s'il est celui des autres, et ce travail - là, ce n'est rien d'autre que de l'exploitation, de l'esclavage.

Qui pourrait expliquer pourquoi tout gouvernement - encore que l'on puisse douter de la nécessité de ce qu'on nomme gouvernement - ne pourrait, au lieu de recourir aux services du privé alléché par les perspectives et le promessses de soutien grâce à l'argent public, investir, créer des emplois, produire des biens et des services qu'il ferait écouler pour la satisfaction de presque tous? Cela ne serait pas du goût de tout le monde certes, de celui des bandits, des pilleurs; faut - il vraiment que l'on soit à la merci de telles gens?





Wednesday, September 29, 2021

 What the law says is simply what a lawmaker, together with like-minded people, says that it says; there ought to be a distinction between the law, which is akin to some transcendental or metaphysical notion, and legislation which, more than often, though not always, is but the creation of the shallow and corrupt mind of a despicable creature who has managed to get elected for reasons that had better be left unmentioned.

Those superlative morons who hold that the law exists to prevent crime are unable to understand that it is the law itself that verily creates crime, by criminalising an action or behaviour.

There is an abyss that separates the law from what it's supposed to be, but some people will say that "the law is the law", whatever that may mean and regardless of the scandalous nature of so many laws the finality of which is not to protect, except verbally only, but to oppress.

The intelligent and the virtuous do not need laws; knaves and rascals do.

It is never, in a court of justice, easy to identify the criminal himself/herself.

Not everyone thinks of his/her interest, of what is advantageous to him/her first, but only those who are shamelessly or innocently evil.

 La compagnie d'un sot doublé d'un ignorant est toujours ennuyeuse, mais pour que l'on ne s'en aperçoive, il faudrait que l'on fût soi - même un sot doublé d'un ignorant. Cependant , comme l'être humain est cet animal - le seul selon toute vraisemblance, sinon selon toute évidence - capable de s'ennuyer, cela ne serait bien grave, si une telle compagnie ne fût également dangereuse à l'excès.

Il faut beaucoup de temps pour changer le monde, surtout qu'il s'agit, contrairement à une croyance fort  répandue notamment chez des bourgeois qui se tiennent pour révolutionnaires, d'une entreprise solitaire.

On ne fait rien tout seul, même quand on est seul, quand on croit être seul plutôt, car on n'est jamais entièrement seul au fond.

Il croit aimer, mais en fait il souffre du besoin d'être aimé, sans doute parce qu'il ne parvient à s'aimer lui - même.

Il y a bien des gens dont la seule présence, ne fût - elle qu'abstraite, suffit à donner le sentiment d'être sale.

Seuls les êtres les plus obtus savent ce qu'ils veulent, mais s'ils le savent, c'est - et personne n'en sera surpris sauf ceux, fort nombreux, qui leur ressemblent  -c'est parce qu'ils ne savent pas qu'ils ne savent pas ce qu'ils veulent.

Wednesday, July 7, 2021

 Faire de chaque instant de sa vie une oeuvre d'art, c'est certainement difficile, sans doute - pire encore - impossible, mais on peut au moins essayer.

Tant que l'être humain n'aura pas été libéré du travail, il ne pourra vivre sa vie.

Vivre sa vie, ça peut avoir l'air simple et, même, naturel, mais quand passe sa vie à survivre, on ne vit pas.

Il est possible d'imaginer une autre forme de survie, du survivre qui consisterait à s'elever au - dessus  ( au sens de sur, de above, de uber, de sopra ) de la vie, de la vie au sens courant à laquelle il faut survivre afin de vivre au - dessus d'elle, afin de vivre enfin, mais pour l'heure, cela demeure plutôt confus.

L'homme peut se libérer et même être libéré de tel ou tel asservissement, mais il ne sera libre que pour autant qu'il ait  - si tant est que ce soit possible - choisi, lui - même, indépendamment de tout et de tous,  et joyeusement d'une joie authentique son asservissement.

Les hommes acceptent de vivre, de survivre en fait, dans la misère et la honte, dans le but d'y survivre

Quand on a vécu dans la honte, il faut au moins s'efforcer de mourir dans la dignité, mais sans confondre la dignité avec ce qui n'en est que, n'en a que l'apparence.

Tuesday, July 6, 2021

 Seul ce qui n'existe pas  ou n'existe pas encore pourrait  peut - être, encore que rien ne soit moins sûr, un jour exister, tandis que ce qui exites ne peut que continuer d'exister, en attendant de disparaître.

Ce qui n'est pas est, pour les êtres humains, la condition invisible, silencieuse et  absente (sauf théoriquement), de ce qui est.

Seuls les vivants peuvent mourir, ce qu'ignorent manifestement bien des vivants.

Que de gens croient vivre, alors qu'ils ne font que dépérir. 

Pour vivre, il faut commencer par survivre, non sans se mettre en capacité de surmonter cette étape qu'est la survie, qu'est le survivre.

Est -ce parce que la vie ne vaut rien qu'il faut tout prendre au sérieux, mais en ne prenant rien au sérieux?



 L'âge vient, le temps s'en va, tout fout le camp, et il en a toujours été ainsi, mais ce n'est que maintenant, en ce maintenant qui surgit parfois bien tôt, le plus souvent toutefois bien tard, quand on sent déjà l'imminence de la froideur de la mort, que l'on s'en rend compte, tantôt résigné, tantôt dévoré d'amertume: tout ça pour en venir là! C'est vraiment trop con pour être vrai, et pourtant...

Que la vie ne soit rien d'autre qu'un cheminement, plus ou moins long, plus ou moins court, vers la mort, n'importe quel analphabète l'a toujours su, mais il faut croire que même les analphabètes ne sont pas si nombreux.

En disant que la vie, que toute vie est précieuse, on ne dit rien d'autre que ceci, que la vie a un prix et ce prix, on le sait bien, c'est la mort, mais on voudrait bien n'en rien savoir.

De même que c'est dans l'obscurité la plus sombre que l'on éprouve un cruel besoin de lumière, c'est quand on se sent proche de mort que l'on a le plus envie de vivre ou plutôt de simplement rester en vie, mais que le sentiment de la proximité de la mort s'éloigne, et  l'on a vite fait d'oublier l'urgence de vivre.

On peut souhaiter mourir vingt fois, mais on ne meurt qu'une fois.

Il s'agit, pour l'être humain, moins de vivre caché (pour être heureux) que de mourir caché ( pour ne point exposer l'indignité impuissante de son cadavre).








Monday, July 5, 2021

 Il y a toujours des raisons et même de très bonnes raisons à tout, à n'importe quoi, y compris et surtout à ce qu'il peut y avoir ou/et à tout ce qui peut se produire des plus laid, de plus ignoble, de plus inacceptable et de plus révoltant, surtout chez cette pourriture qu'est l'être humain, et quand il n'y en aurait pas (de bonnes raisons), on en aurait vite fait d'en inventer, d'en trouver pour expliquer et justifier toutes les monstruosités dont on est capable en tant qu'être humain. Mais seulement voilà: avoir des raisons, ce n'est pas forcément avoir raison!

Quand quelqu'un tient à tout prix, avec un acharnement dont même les bêtes sauvages ne sont pas capables, à avoir raison, à justifier avec une mauvaise foi tellement évidente que c'en est ridicule tout ce qu'il fait et dit - mais ne pense pas, vu qu'il en est incapable -, on peut être sûr qu'il a tort et, peut - être même, soupçonner qu'il n'en ignore rien.

Tout ce qui est réel est vrai, mais nous savons si peu ce qu'est le réel et aucunement ce qu'est le vrai, ce dont presque personne n'a l'air de s'affliger.

L'expression "avoir raison" est dans bien des langues, voire dans toutes les langues, même dans les langues où l'expression renvoie , non à l'avoir, au fait d'avoir, à la possession, sinon à la propriété, comme c'est le cas en français, en espagnol, en suédois (at ha rätt), en danois (at have ret et en allemand (recht haben )aussi bizarrement - vu qu'il ne s'agit pas de langues romanes - mais à l'être, comme c'est le cas dans les langues germaniques de langues germaniques, tout comme l'anglais où il est question de to be right ou le portugais, langue pourtant romane, où l'on dit estar certo, est, pour le moins une expression maladroite. Quoi qu'il en soit, l'idée maîtresse est toujours celle de la possession, de la détention, comme sil'on pouvait détenir la raison, en être le ou la propriétaire. Je n'ignore pas qu'en disant de quelqu'un qu'il a raison, onveut dire, non pas qu'il est le détenteur de la Raison, mais qu'il a, dans telle ou telle circonstance, raisoN. L'expression n'en est pas moins malheureuse et même franchement ridicule, pour ceci au moins que la raison n'appartient à personne et qu'elle demeure, du moins pour les humains, inaccessible. D'où, sans doute, la dimension théologique du concept de raison et sut de Raison chez les plus grands philophes eux-mêmes. L'être humain a besoin de bondieuseries pour concevoir la raison, mais il n'y a pas aue l'être humain, comme Nietzsche l'avait fort bien  compris.

L'être humain en est toujours à un stade infantile de son développement; c'est pour cela qu'il a grand besoin de dieux ou, mieux de Dieu, pour avoir l'assurance d'avoir raison, car Dieu n'est rien d'autre - et cela n'a rien de péjoratif - qu'un alibi.

Vienne le jour où les hommes n'auront plus be soin de dieux ni, surtout, de Dieu: ils seront alors libres, même s'ils seront confrontés à d'autres problèmes.