Sunday, November 16, 2014

Zola a compris, bien mieux que tous peut-être, bien mieux que Céline lui-même, à quel point la misère peut contraindre à la vulgarité et pervertir jusqu'à l'affection qui pourtant n'est pas encore morte entre deux êtres qui, un jour, se croyaient promis pour toujours l'un à l'autre.

Alors que la misère est, chez Zola, presque toujours laide et repoussant, elle est, chez Bloy, dramatique et même, pourrait-on dire, grandiose et sublime; c'est en cela que Bloy est authentiquement chrétien.

Mauriac aura réussi l'exploit de montrer combien la richesse peut être laide et ------est-ce possible-----pauvre, tout se passant comme s'il fallait qu'on fût riche pour être aussitôt vil et méprisable, d'autant plus vil et méprisable qu'on passe régulièrement pour quelque de bien.

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