Wednesday, September 9, 2015

Comment peut-on accepter , même si l'on est terriblement bête, de croire que les institutions ont été créées pour le bien des gens, de tout le monde? Pour le bien de certaines gens, oui; mais de tout le monde? Du plus grand nombre?

Il faut énormément de courage, un courage mortel pour soi, pour voir la vérité en face; aussi ne faut-il point s'étonner que ce soit le mensonge qui, chez les êtres humains, triomphe.

Les animaux, eux, ne mentent pas, pas volontairement, ni consciemment en tout cas; ne serait-ce que sur ce point-là, ils sont supérieurs aux humains.

La fascination est bien plus une création du fasciné se laissant prendre au jeu d'une identification narcissique et, le plus souvent, homosexuelle, sauf peut-être (et encore!) quand il s'agit de la fascination que peut exercer une oeuvre, une action, avec quelqu'un qui n'est qu'une construction imaginaire ne correspondant que très peu à l'image , matérielle aussi bien que théorique, abstraite ou fantasmée, produite, le plus souvent involontairement, par l'autre, qu'elle ne résulte de l'effet, voulu ou/et non, exercé par le fascinant, lequel parfois n'y songe même pas, n'en ayant que faire.

La fascination chez l'enfant est, pourrait-on dire, inévitable; chez l'adulte, elle est toujours, peu ou prou, un signe de régression..

Quand on admire réellement, on n'essaie même pas d'imiter, de singer, de s'identifier; on s'efforce tout au plus de se laisser inspirer, en étant attentif de tout son être, en travaillant.









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